Ca passe ou ça casse
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L’abandon de la pilule : vers une nouvelle forme de féminisme ?

Difficile de classer cet article, mais pourtant, nous avons trouvé le sujet important à aborder. En effet, elles sont de plus en plus nombreuses, ces françaises qui abandonnent définitivement la pilule. Assez étonnant comme situation quand on sait que nos grand-mères se sont battues pour cela. 

Alors qu’est-ce qui justifie ce retour en arrière. 2019 serait-elle une année de régression du féminisme ?

Abandon pilule et féminisme

Un abandon idéologique

La première raison évoquée par celles qui abandonnent la pilule est idéologique et même écologique. 

Face à tous les dérèglements climatiques et aux modifications au sein de l’écosystème liés à l’activité humaine, l’abandon de la pilule apparait comme une forme de réponse militantiste. Parce que la mer est suffisamment polluée, les françaises ne souhaitent plus y déverser des hormones synthétiques.

Un ode à la féminité et à l’acceptation de son corps

Si les raisons écologiques sont très souvent évoquées pour justifier cette pratique, il n’est pas rare non plus de retrouver des questions plus personnelles à travers ce phénomène.

Nombre de personnes affirment également vouloir, par cet acte, renouer avec leur corps, se le ré-approprier. En effet, si la pilule est un merveilleux outil de contraception, elle modifie aussi profondément ses mécanismes. La prise de pilule hormonale engendre en général des chamboulements à divers niveaux : modification de l’humeur, impact dermatologique, modulation du poids et même effet sur la libido. La liste des « effets secondaires » est assez impressionnante et très variable d’une femme à l’autre. C’est donc une envie de retour à son Soi naturel et de redécouverte de son corps qui pousse de nombreuses femmes à se lancer. Cette tendance est d’ailleurs très prégnante chez la génération Y qui a débuté la contraception assez tôt et qui ressent maintenant le besoin de se redécouvrir mais aussi de s’accepter. Il a donc toute une démarche d’acception de son corps, avec ses qualités et ses défauts derrière cette régression de la pilule. Ce n’est donc pas un pas en arrière pour le féminisme.  Il s’agit au contraire un bon en avant, de la part d’une génération qui souhaite encore maîtriser son corps, mais d’une autre façon.

A l’écoute de soi : le féminisme 2.0

Avec la pilule, les femmes prônaient la liberté de faire ce qu’elles souhaitaient de leur corps. D’avoir le choix de procréer ou non. Sans la pilule, les femmes en 2019 vont plus loin dans cette démarche. Elles mettent en avant, à la fois la liberté de laisser libre court à leur corps, mais soulignent aussi, sans peut-être, le vouloir un aspect essentiel du féminisme et de la femme moderne : avec la pilule, c’était la femme qui avait la responsabilité de ne pas procréer. Sans la pilule, les femmes s’octroient un pouvoir supplémentaire : celui d’impliquer les hommes dans le processus. En effet, en terme de contraception aussi l’égalité homme-femme existe, ou en tout cas devrait exister.

Quid de la contraception sans pilule ?

Lorsqu’elles abandonnent la pilule, les femmes ont maintenant le choix d’un assez large panel de solutions, qu’il s’agisse de solutions plutôt féminines (diaphragme, préservatifs, stérilet, méthode des températures – plus ou moins efficace selon les personnes et donc peu fiable -), masculines (préservatif, caleçons contraceptifs, pilule masculine) ou impliquant les deux parties (surveillance du cycle et rapports sexuels réfléchis). La décision se prend souvent à deux et engendre une plus forte implications des garçons dans la problématique.

Abandon pilule et féminisme 2

Enfin, concernant les douleurs liées aux règles, qui contraignent parfois certaines femmes à prendre des pilules particulièrement fortes, on voit se développer des nouvelles technologies qui diminueraient ces douleurs et aideraient ainsi à oublier les règles douloureuses. Il existe par exemple le système Livia qui fonctionne grâce à l’électro-stimulation.

L’abandon de la pilule n’est donc pas à envisager comme un retour du passé mais plutôt comme une évolution du statut de la femme et du féminisme. Un mouvement qui prend en compte les changements du monde et notre impact sur la planète.

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